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Histoire

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La Martinique (en créole martiniquais Matinik, Matnik ou Lamatinik1), aussi surnommée « l’île aux fleurs »2, est une île des petites Antilles (ou îles du Vent), collectivité territoriale unique , région ultrapériphérique européene située dans les Caraïbes. Elle fait partie des Antilles françaises (depuis 1635, année d’installation de la première colonie française par Pierre Belain d’Esnambuc).
Elle doit son nom actuel à Christophe Colomb, premier Européen à la découvrir le 15 juin 1502. Elle était alors appelée Madinina3, Madiana ou Mantinino4 par ses habitants, les Kali’na5, qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnosd’Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, Mada et enfin, par influence de l’île voisine de la Dominique, il est devenu « Martinique ». En langue caribe, l’île était aussi appelée Ioüanacaéra (ioüana, « iguane » et caéra, « île ») c’est-à-dire « l’île aux iguanes »6,7.
La Martinique est située dans l’arc volcanique des petites Antilles, dans la mer des Caraïbes, entre la Dominique au nord et Sainte-Lucie au sud, à environ 450 km au nord-est des côtes du Venezuela, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Les premiers habitants furent les indiens Arawaks qui durent fuir devant de nouveaux arrivants, les indiens Caraïbes. Ceux-ci furent à leur tour décimés par les soldats européens, peu de temps après l’arrivée de Christophe Colomb, en 1502, le jour de la Saint-Martin. Appelée Madinina, « l’île aux fleurs » ou Jouanacaera, « l’île aux iguanes », la Martinique devient française en 1635, et est gérée par la Compagnie des îles d’Amérique, créée par Richelieu. L’esclavage sera établi par la suite avec la création du Code noir. Des milliers d’esclaves noirs seront amenés principalement d’Afrique de l’Ouest. L’esclavage se perpétuant jusqu’en 1848, année de son abolition en France. Le 24 février 1848, la monarchie de Juillet est renversée. François Arago, ministre de la Marine et des colonies, admet la nécessité d’une émancipation des Noirs, mais souhaite ajourner cette question jusqu’au gouvernement définitif. Sous l’intervention pressante de Victor Schœlcher, sous-secrétaire d’État aux colonies, une série de décrets est promulguée le 27 avril 1848. Le premier abolit l’esclavage mais prévoit un délai de deux mois à compter de sa promulgation dans la colonie. Il prévoit en outre une indemnisation des anciens propriétaires d’esclaves. En 1848, en tant que commissaire général de la République, François Perrinon apporte à la Martinique les premiers décrets d’abolition de l’esclavage. Il refuse de prêter serment à Napoléon III par attachement à l’idéal républicain.
La colonisation succède au régime de l’esclavage jusqu’en 1946. Les leaders communistes d’après guerre : Aimé Césaire, Léopold Bissol, Georges Gratiant, remportent des victoires électorales en Martinique. Ils portent une proposition de loi à l’Assemblée nationale. La question est débattue au Parlement, avec un rapporteur illustre, le jeune député-maire de Fort-de-France, Aimé Césaire. Ce débat parlementaire aboutit au vote de la loi de départementalisation du 19 mars 1946, date à laquelle l’île devient un département français d’outre-mer.

Extraits : Wikipedia